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Montant assuré pour votre habitation

Parmi les points auxquels il faut faire attention, au moment de la souscription du contrat d’assurance habitation, il en est un un peu plus difficile à appréhender que les autres. D’autant qu’il n’est pas toujours exprimé clairement. Si l’on voit tous très bien à quoi correspondent les garanties, si l’on comprend parfaitement ce qu’est une franchise, il est parfois plus compliqué de savoir à quelle hauteur nous serons indemnisés en cas de sinistre. Nous sommes assurés, oui. Mais pour combien ? Quel est le montant assuré ?

Deux cas de figure.

assurance habitation 7Dans les faits, et avant d’en venir aux chiffres, notons déjà qu’il existe deux possibilités d’indemnisation. Le premier cas concerne la responsabilité civile et le tiers. En cas de dégât chez vous, qui entraîneraient des dégâts chez un tiers (genre fuite d’eau dans l’appartement du dessous, ou chute d’un arbre sur la toiture du voisin), c’est votre responsabilité civile qui intervient. Le tiers en question sera donc indemnisé à hauteur des préjudices qu’il a subit. Il en va de même si votre chien mord le facteur.

La deuxième possibilité concerne le titulaire du contrat. Si ce sont vos biens qui sont touchés, immobiliers ou mobiliers, le problème est différent. Lorsque vous aurez souscrit votre contrat d’assurance habitation, il vous aura été demandé de déterminer la valeur des biens couverts. Et c’est là qu’il faut être attentif. Car il existe des plafonds. Certains déterminés par contrat, d’autres, déterminés par vous. Et bien entendu, plus les plafonds d’indemnisation seront élevés, et plus votre cotisation sera chère. Il est donc plus qu’important de bien notifier la valeur générale du mobilier à couvrir. Mais pas seulement, les bijoux, les objets d’art et de valeurs peuvent être l’occasion d’une extension de garantie, ou d’une option dans le contrat. Et là encore, il faut bien regarder.

Parce que certains assureurs s’expriment en pourcentages, et non en montants. Une fois que vous avez fixé la valeur de votre mobilier, il peut vous être demandé à quelle hauteur vous souhaitez assurer ce mobilier, 25, 50, 100 %. Bien sûr le tarif ne sera pas le même. Mais là où ça se complique, c’est que le montant d’indemnisation des objets de valeurs s’inscrit souvent lui-même en pourcentage du total de la valeur mobilière. Donc, si vous déclarez 60 000 € de valeur mobilière, dont 15 % d’objets de valeurs, et que vous décidez d’un plafond d’indemnisation à 50 %, sachez qu’en cas de sinistre, vous ne pourrez pas réclamer plus de 4 500 € pour vos objets de valeur (50 % de 15 % de 60 000 €). Soyez vigilants sur ce point.

Les valeurs de rééquipement.

Traditionnellement, les assureurs comptent l’usure du temps pour évaluer l’indemnisation des objets. C’est la valeur d’usage, qui comprend un taux de vétusté. C’est en général ce qui est proposé sur les formules essentielles, n’intégrant que les garanties de base. Ce taux de vétusté appliqué par l’assureur, peut être directement spécifié par contrat, ou sujet à discussion. Cela dépend des compagnies.

Sur les gammes un peu supérieures, une garantie valeur à neuf est intégrée dans le package, voire disponible en option. Il s’agit ici d’indemniser l’objet qui a subit le sinistre à hauteur de la valeur d’un bien neuf équivalent. La chose est bien plus intéressante, si l’on considère que de toute façon, il aurait fallu racheter un autre bien pour remplacer le défectueux.

Toutefois, prenez garde à une chose. Dès lors que vous souhaitez assurer certains objets particuliers, comme des objets de collection, prenez des photos, regroupez vos factures de ces objets, apportez la preuve de leur valeur. Pour les livres ou les bijoux ou d’autres objets de collection, des mandats d’expertises peuvent être demandés. Il ne suffit donc pas d’avoir souscrit à la bonne garantie avec le bon montant d’indemnisation, il faut également apporter la preuve que ce vous possédiez et qui a été détruit ou dérobé, valait vraiment ce que vous prétendez…